学习中文 - Apprendre le chinois partie 1

Publié le par journeytotheeast.over-blog.com

Alors je suis en Chine pour apprendre le chinois, mais le chinois est ce que c'est dur ? Ah ! La bonne question ! C'est vrai quoi, déjà apprendre l'anglais ou l'espagnol c'est parfois pas facile alors qu'en est-il du chinois, langue sans alphabet et aux quatre tons ?

Déjà pour mettre les choses au clair, quand on parle du chinois on parle en fait du mandarin. Mon ami Wikipedia me dit que c'est la variante de Pékin qui est parlé, je vous laisse le soin de vous renseigner. Il existe une multitude d'autres langues en Chine, parlées par les quelques 56 minorités reconnus dans le pays. Le cantonnais en est une (oui oui comme le riz, c'est bon faites les blagues et on peut reprendre), le tibétain en est une autre, y'a le min, le xiang, etc... Sans compter les dialectes propres à chaque ville ou village. Cependant, la langue imposée par le gouvernement et qui est systématiquement sous-titrée dans les médias audiovisuels est le mandarin. Le mandarin a été simplifié pour l'écriture, cela n'a cependant aucune incidence sur la prononciation. Cette simplification a été voulue par le grand Mao ; ainsi sur Taiwan on utilise encore les caractères non-simplifiés.

Le mandarin n'utilise donc pas d'alphabet mais des sinogrammes, ce terme recouvre plusieurs catégories :

1. Les pictogrammes : ce sont des caractères dit simple. Plusieurs pictogrammes peuvent former un idéogramme. Les pictogrammes sont porteurs de sens (les panneaux de circulation routière sont des pictogrammes) mais le sens n'est pas nécessairement  explicite. Prenons un exemple : (xin - y'a pas le ton je sais pas comment faire), ce caractère signifie cœur. Imaginez un cœur humain, vous avez presque l'image de la pompe à sang. Sinon Wikipedia donne un bon exemple : " (wáng), "le Roi ,l'Empereur"; le premier trait horizontal du bas symbolise la Terre, celui du milieu les Hommes et êtres vivants, et le dernier vers le haut symbolise les Dieux et le ciel. D'après le sinogramme, l'Empereur n'est autre que la relation, le lien entre les Dieux et la Terre, puisque lui est symbolisé par le trait vertical qui relie tous ces éléments."

2. Les idéogrammes : composés de plusieurs pictogrammes. Prenons, 日本 (riben), cet idéogramme signifie Japon, le premier pictogramme signifie "soleil", le second "racine/origine" Comme quoi le pays du Soleil Levant n'est pas appelé comme ça uniquement par les français. En gros ça fait un mot.
Après y'a une autre sorte d'idéogramme, Wikipedia donne l'exemple de (ming) composé des pictogrammes suivants  (ri - soleil), (yue - lune) qui aura une signification de clair/lumineux. On le retrouve dans 明天 qui signifie demain, signifie "ciel/jour/journée". En gros, Soleil-Lune-Jour = demain ; ça a du sens non ?

3. Les idéo-phonogrammes : la catégorie la plus casse-couille. Prenez un pictogramme (kǒu), qui signifie "bouche", prenez en un autre, (mǎ) qui veut dire cheval. Mettez les ensemble, ça donne (ma). A votre avis, faut comprendre quoi ? La bouche du cheval ? L'orifice du cheval (xD) ? Bah non pas du tout, c'est pour marquer l'interrogation, quand vous poserez une question, vous le mettrez en fin de phrase pour signifier que c'est une phrase interrogative et non affirmative. Prenons cette phrase : 你是中国人 "Tu es chinois", vous affirmez que votre interlocuteur est donc chinois. Rajouter , 你是中国人吗 ? "Es-tu chinois". Le cheval se prononce avec le troisième ton et le particule interrogative n'a pas de ton (ou ton neutre)
Les idéo-phonogrammes n'ont donc aucun sens autre que celle de fournir un son. En gros ça correspondrait à un l'alphabet latin mais une lettre équivaudrait à un pictogramme. Les noms de pays sont parfois des idéo-phonogrammes comme Italie 意大利, les pictogrammes signifient respectivement "sens-grand-tranchant-, y'a rien à voir avec le pays mais quand vous vous intéressez à la prononciation, là ça prend du sens : Yi Da Li. Mais vous avez aussi des idéo-phonogrammes pour désigner des choses de la vie courante.

4. Les emprunts : Alors là je ne vois pas trop à quoi ça correspond, donc je copie/colle l'article de Wikipedia. "Les emprunts sont des caractères empruntés à des originaux. Ces derniers se sont vu rajouter des éléments graphiques (ou "clés") pour les différencier. Par exemple, le sinogramme ( néng) qui représentait l'ours (l'animal) a été emprunté pour signifier la notion de "pouvoir faire quelque chose" (physique et pas mental). Le sinogramme "ours" s'écrit désormais ainsi : (xiong). On y a rajouté la clé des "4 pattes" pour indiquer qu'il s'agit d'un animal." (L’article dit la "clé des 4 pattes" mais en fait ça vient de qui veut dire feu... donc je ne comprends pas trop.)

5. Les clés : Les clés sont des sinogrammes (souvent des pictogrammes) ne pouvant être utilisés seuls. Ils sont rajoutés à un autre pictogramme pour lui donner un sens précis. Prenez (mei) qui signifie "chaque" rajouter lui la clé de l'eau (shuǐ), vous obtenez (hai) "mer/océan"; chaque-eau = Là où toutes les eaux vont = mer, océan. En gros une clé vous permet de savoir de quoi ça parle.

6. Les classificateurs ou spécificateurs : Encore une catégorie casse-couille. Les classificateurs n'ont pas réellement de sens, ils servent pour les noms dénombrables. En français on dit "les 4 livres", en chinois on dira 四本书 (sì běn shū), le premier caractère veut dire "4", le second c'est le classificateur et le dernier veut dire "livre". (běn) devra être placé pour chaque chose ou objet s'apparentant un à livre, cahier, album, vous voyez l'idée ?
Et des classificateurs y'en a, pour chaque type d'objet plat, rond, les animaux ou ce que vous voulez. C'est chiant à apprendre y'a pas franchement de valeur ajouté mais faut que ça soit là sinon votre phrase est incorrecte. Je comparerais ça au verbe "avoir" lorsqu'il est conjugué au passé composé et le fait qu'il ne s'accorde pas avec le sujet sauf si le COD blablabla. ça sert à rien -pourquoi le verbe avoir plus que le verbe être ?- y'a aucune VA mais faut que ça soit là sinon c'est faux...
Les plus perspicaces d'entre vous me diront "dans l'exemple que tu donnes, tu réutilises qui veut dire origine, alors quel rapport avec le livre et le comptage de chose type livre ?". Bah ça je n'en sais rien du tout... y'a le mot arbre dans ce sinogramme, avec les arbres on fait le papier, c'est l'explication que je me donne...
Pour dénombrer les choses plates, comme les tables, on utilise (zhāng) qui veut dire (lorsqu'il est utilisé ailleurs) "ouvrir/déployer", "regarder", "exagérer". Y'a pas de rapport me direz-vous, je vous dirai que oui. Alors plutôt que de chercher un rapport, inventez-vous un rapport : regarder le trait horizontal comme il est plat, et le vertical aussi il est tout plat, pas une seule irrégularité ou presque. Par contre le truc tout tarabiscoté mis juste à coté, ça doit servir à mettre en avant le fait que ça sert à compter les choses plates. Et voila comment on retient un caractère. Puis avec l'habitude d'écrire le caractère, on n'y prête plus attention et on écrit, c'est tout.

Le mieux pour apprendre le chinois c'est de s'inventer des moyens mnémotechniques pour retenir les caractères. Comme vous avez pu le lire, un caractère peut être réutilisé à plusieurs reprise, son sens, sa prononciation pourra s'en trouver changer. Bref, les homonymes ça existe aussi en chinois et le problème c'est que ce n’est pas ma langue maternel, donc il faut trouver des subterfuge pour que le cerveau se débloque et arrête de faire une fixation. C'est en pratiquant la langue et en apprenant que les véritables explications viendront... ou en allant voir un linguiste.

Bon, tout ça ne répond pas à la question qui est : le chinois est-ce que c'est dur ? Bon nombre d'entre-vous répondront, à juste titre, que ce n’est pas facile. Un des problèmes est que l'utilisation de caractère simplifié fait perdre une partie du sens au sinogramme. Prenons le caractère qui veut dire aimer (aimer d'amour), que l'on voit parfois tatouer sur des personnes : (ai), ça c'est le caractère simplifié, le caractère non-simplifié s'écrit on distingue   qui signifie cœur. Ainsi, même si la simplification rend l'écriture plus facile, elle rend la compréhension un peu moins évidente.

Pour un étranger le problème est donc double, il doit non seulement apprendre à écrire les caractères, à les reconnaître, seul ou à la suite (genre nom de restaurant, rue, mots complexes) mais il aussi doit pouvoir les prononcer !

Ecrire des caractères ce n’est pas très dur, no big deal. Comme quand vous étiez au CP et qu'il fallait s'exercer à écrire les lettres bien comme il faut. Les reconnaître, pour ça il faut les écrire, les lire donc les avoir en tête. Reconnaitre une série de caractère, c'est tout pareil, à part qu'il y a plus de caractères.

La prononciation est beaucoup moins évidente. Comme je l'ai dit plus haut, il y a quatre tons, un mot peut donc se prononcer de quatre façons et il pourra avoir quatre écritures différentes. Ils arrivent même que des caractères identiques à l'écrit se prononcent de manière différente.

Dans une deuxième partie, j'expliquerai comment se fait l'apprentissage du chinois ce qui me permettra de finir de répondre à la question. On utilise le pinyin qui traduit phonétiquement les caractères grâce à l’alphabet latin.

 

 

 

Là ça fait déjà un peu long pis j'en ai marre d'écrire.

 

 

Publié dans Vie étudiante

Commenter cet article

BMXER 21/03/2010 15:33


Pas intéressant lol


journeytotheeast.over-blog.com 22/03/2010 12:10


ça vaut bien le coup que tu postes des messages toi hein !